Une étude sur la capacité d’accueil de l’école Saint-Rosaire de Gaspé

GASPÉ – La forte croissance de la clientèle à l’école Saint-Rosaire du centre-ville de Gaspé amène le Centre de services scolaire des Chic-Chocs à réfléchir à l’éventualité où l’établissement atteint sa pleine capacité.
Il est rare d’évoquer une expansion d’écoles en Gaspésie alors qu’on a vu plutôt plusieurs petites écoles fermer au fil des ans en raison de la diminution de la clientèle, l’école de Cloridorme étant le dernier exemple.
« Saint-Rosaire, dans les deux dernières années, est l’école qui a accueilli le plus d’élèves dans tous nos établissements. Si la tendance se maintient, il faudrait commencer à réfléchir à d’autres options », explique la directrice générale du centre, Josée Synnott.
Le processus ne fait que s’amorcer et tout pourrait être sur la table : agrandir Saint-Rosaire ou le Pavillon de la découverte ou même une nouvelle école.
« On est vraiment au tout début. On va travailler ce dossier avec le milieu, le ministère de l’Éducation. On ne se limite pas aux options qui pourraient être envisagées si le besoin est démontré », mentionne-t-elle.
L’École Gabriel-Le Courtois de Sainte-Anne-des-Monts, l’Escabelle de Cap-Chat et Saint-Maxime Saint-Maxime-du-Mont-Louis accueillent une clientèle d’élèves mixte du primaire et du secondaire.
Un tel scénario ne serait pas envisageable à l’école C.-E Pouliot de Gaspé.
C’est que la croissance de la formation professionnelle avec l’ajout de nouvelles formations amène une occupation pratiquement complète de l’établissement.
Une nouvelle formation en charpenterie-menuiserie sera implantée dans le cadre de l’offensive de Québec de former davantage de main-d’œuvre dans la construction.
Le diplôme d’études professionnelles en électricité revient.
Par ailleurs, le centre de formation de la Côte-de-Gaspé prépare une attestation d’études professionnelles en ouvrier en construction navale.
« La Ville de Gaspé a annoncé son positionnement en industrie navale et on va pouvoir supporter les besoins de main-d’œuvre », explique Mme Synnott.
Il ne manque que quelques confirmations à obtenir pour lancer la formation.
Budget à venir
Le centre de services scolaire devait composer avec une compression de 1,5 million $ en juin.
Toutefois, avec le réinvestissement annoncé cet été, le centre est à terminer les calculs pour déterminer quelle sera la somme injectée.
« On travaille fort pour livrer le budget au plus tard le 26 septembre », dit-elle pour l’année 2025-2026.
Les services aux élèves ont été protégés.
Le budget de la dernière année scolaire était de 92 millions $.