Dégivrage d’avion : entente entre Québec et Bonaventure
BONAVENTURE – Le gouvernement du Québec et la Ville de Bonaventure ont conclu une entente de trois ans afin de la municipalité effectue de dégivrage des avions gouvernementaux, dont l’avion-ambulance, une décision satisfaisante aux yeux du maire Pierre Gagnon.
Québec avait mis fin à l’entente avec Pascan le printemps dernier puisque le service était peu utilisé compte tenu des coûts.
Le ministère des Transports n’avait utilisé le dégivrage que six fois sur 900 vols depuis 2022 pour l’avion-ambulance et la facture a été de 527 000 $ pour la période pour une facture de 88 000 $ par dégivrage.
Cette fois-ci, l’entente avec Bonaventure prévoit un montant forfaitaire de 20 000 $ pour la mise en place du service, un tarif de 3750 $ pour chaque dégivrage plus un montant de base de 350 $ à chaque appel.
« Très contente d’annoncer que le dégivrage sera offert pour l’avion-ambulance à l’aéroport de Bonaventure. On parle d’un service 24 heures sur 24, sept jours sur sept pour les patients de la Baie-des-Chaleurs », commente la députée de Bonaventure, Catherine Blouin.
« C’est un peu plus que ce que ça coûte avec l’aéroport voisin (l’aéroport du Rocher-Percé), mais quand même, on est grandement en-deçà de ce que ça coûtait avec le partenaire privé », ajoute la députée.
Outre l’avion-ambulance, tous les autres appareils du gouvernement du Québec, via le Service aérien gouvernemental, auront accès à ce service.
Le délai pour conclure cette entente s’explique par une première entre Québec et une municipalité et la vérification de toutes les avenues légales dans ce genre de circonstance.
« Il fallait faire des règles de procédures car on parle quand même d’un transport aérien. Ça prend des règles de sécurité très strictes. Le ministère des Transports a été là ces dernières semaines pour accompagner la Ville dans la transition avec de la formation et on va prêter des bâtiments », explique l’élue.
La Ville a été obligée d’agir pour maintenir le service.
« Effectivement. On avait la volonté ferme de le reprendre et aujourd’hui, on a réussi et on est très heureux », commente le maire, Pierre Gagnon qui qualifie l’entente de satisfaisante.
Les équipements pour le dégivrage sont loués de Pascan.
« On est prêt à commencer », dit-il.
Le maire convient qu’il n’est pas commun pour une ville.
« On est avant-gardiste, mais on voulait s’assurer de donner le service. On réévaluera après trois ans, mais on voudra s’assurer que le service sera offert », soutient le maire.
En plus des appareils gouvernementaux, les avions commerciaux privés pourront bénéficier du service.
« Avec Pascan, il y a une entente signée. On s’engage car on fait la location de leurs équipements. On va faire aussi le dégivrage d’avions de travailleurs qui partent et arrivent à Bonaventure », ajoute le maire en exemple.
Une pétition pour le maintien du service avait cumulé 13 496 signatures.
