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Le secteur des pêches réclame à nouveau le Fonds des pêches

Le directeur général de l’AQIP, Serge Fortin, le président, Olivier Dupuis, et le député Alexis Deschênes. (Photo : Courtoisie Alexis Deschênes)

QUÉBEC – Les industriels de la pêche pressent Ottawa de relancer le Fonds des pêches, ce programme doté d’une enveloppe de 42,8 millions $ conjoint avec Québec lancé en 2019 et qui vient à échéance en mars.

Le fonds sert à stimuler l’innovation dans le secteur des poissons et des fruits de mer du Québec et d’appuyer son développement et est financé à 70 % par Ottawa et 30 % par Québec.

Les membres de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche (AQIP) ont adopté une résolution pour assurer son maintien lors de leur rencontre annuelle à Québec cette semaine.

Le Bloc québécois espérait son prolongement dans le budget Champagne en novembre dernier ce qui n’est pas venu.

« Les membres de l’AQIP ont appuyé de façon unanime une résolution réclamant des gouvernements qu’ils renflouent le Fonds des pêches du Québec. Je les appuie dans leur demande », indique le député bloquiste de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine-Listuguj, Alexis Deschênes qui portera le flambeau à Ottawa.

L’enveloppe est vide et le programme doit se poursuivre pour plusieurs raisons.

« On est dans un contexte où il y a de l’incertitude au niveau mondial. Il y a toujours les tarifs de la Chine. Y aura-t-il des tarifs sur les produits de la mer des États-Unis ? On ne le sait pas. Dans le contexte actuel mouvant, il faut renforcer nos capacités et ça passe par l’innovation et la modernisation de notre secteur des pêches et il n’est surtout pas le temps pour le fédéral de se retirer de l’innovation », soutient l’élu, rappelant la promesse des libéraux de Mark Carney d’augmenter de 20 % le budget du fonds.

Selon l’élu, plusieurs projets sont prêts à être soumis par l’industrie.

Sans être dans le budget, le gouvernement fédéral avait suggéré que le programme pouvait être reconduit de façon administrative.

« C’est sûr qu’il y a des moyens de trouver des fonds dans l’immense appareil gouvernemental. Il faut voir la volonté politique. Pourquoi M. Carney en campagne promet d’augmenter le financement de 20 % et il n’y a rien dans le budget. Ça nous interpelle. Il n’y aura pas de budget au printemps. C’était un mauvais signal de ne pas l’inclure dans le budget », poursuit le député.

Les provinces de l’Atlantique avaient aussi son propre fonds qui avait des moyens plus importants avec 400 millions $.

Là aussi, le programme vient à échéance le 31 mars.

Les provinces de l’Est du Canada ont pu prendre de l’avance par rapport au Québec avec l’enveloppe allouée.

« En effet, les Maritimes ont de l’avance sur la modernisation et l’innovation. Il faut s’assurer que le Québec obtienne sa juste part et que le secteur des pêches du Québec ne soit pas les enfants pauvres des investissements fédéraux », évoque l’élu.

D’autres sorties auparavant

Ce n’est pas la première fois que le Bloc québécois fait cette réclamation auprès d’Ottawa.

En novembre dernier, le milieu des pêches du Québec avait profité d’une visite du chef bloquiste Yves-François Blanchet aux Îles-de-la-Madeleine et à Gaspé pour réclamer son maintien.

M. Blanchet était venu écouter les intervenants sur l’importance pour l’industrie de la nécessité de remettre le programme sur ses rails.

À ce moment, l’Association des capitaines propriétaires de la Gaspésie indiquait que le fonds avait permis d’innover au niveau de l’industrie, ce que soit pour la capture ou la transformation. Ce sont des choses qui ont été utiles pour plusieurs flottilles.

Le regroupement indiquait que le besoin principal est de s’assurer maintenant que les marchés soient disponibles et compétitifs pour que la valeur au débarquement et vers l’exportation soit au maximum.

Le maire de Gaspé à ce moment avait eu des échos comme quoi Québec était prêt à mettre sa part après avoir rencontré les ministres québécois des pêches et celui délégué au Développement économique régional, en autant qu’Ottawa soit au rendez-vous.

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