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Le maire de Gaspé rêve à son tour au retour du train

Le maire de Gaspé espère un train arriver « bientôt » dans sa ville. (Photo : Anthony Bernard Prince)

GASPÉ – Après avoir vu le premier train arriver à Port-Daniel-Gascons sur la voie réhabilitée entre Caplan et la cimenterie le 7 janvier, le maire de Gaspé garde espoir de voir un convoi arriver dans sa ville au cours des prochaines années.

« J’ai totalement espoir. Il le faut. On a deux premiers ministres [le libéral Philippe Couillard en 2017 et le caquiste François Legault] qui se sont succédé qui l’ont promis et un troisième parti pousse. Tout le monde pousse dans le même sens. Je ne peux pas croire qu’on ne l’aura pas », lance Daniel Côté.

L’élu a entendu avant les fêtes la demande de la minière Osisko qui travaille à la relance de Mines Gaspé à Murdochville avoir besoin du train pour transporter du minerai de cuivre.

« Je salue cette sortie. Jusqu’à maintenant, ils n’avaient jamais osé vraiment trop se positionner. Là, ils l’affirment clairement », commente le maire.

Il espère maintenant que Québec ne manquera pas ce nouveau rendez-vous, comme ce fut le cas lorsque LM Wind Power avait des pales à transporter sur le rail vers les États-Unis en 2016.

« Qu’on n’attende pas que les contrats soient donnés et que tout roule avant de commencer à travailler sur la réfection. Là, on le sait qu’à quelque part entre 2030 et 2032, il y a une mine qui va ouvrir à Murdochville et qu’ils auront besoin du train pour opérer. N’attendons pas à 2030 pour s’enlever les doigts dans le nez et avancer. On le sait que ça s’en vient et on connait les délais pour la réfection. Commençons dès 2026 pour être prêt en 2030 ! », affirme clairement l’élu.

Québec a retourné la réfection du tronçon 3 en analyse en mars dernier en raison d’un dépassement de coût important.

Même LM Wind Power risque d’avoir besoin du rail.

« L’entreprise attrape encore des contrats aux États-Unis et bientôt, des contrats québécois – je l’espère – seront octroyés. On aura besoin du chemin de fer pour ne pas encombrer le réseau routier. Présentement, les pales partent par bateau vers des marchés où il y a un port de mer. Au Québec, on ne sera pas toujours nécessairement près d’un quai sur le Saint-Laurent. Des fois, ce sera plus facile par train. Pensons à l’avenir », dit-il, évoquant aussi le train de passagers qui pourrait donner un coup de pouce pour le transport, notamment auprès des aînés.

« On le sait qu’on en a besoin. Ça fait des années que nos entreprises perdent en compétitivité. Là, on en a besoin », répète une fois de plus le maire.

Lien maritime

Les études économiques sur la traverse maritime éventuelle entre Gaspé, l’île d’Anticosti et Havre-Saint-Pierre seraient concluantes.

Le gouvernement du Québec a pu prendre connaissance des documents.

Daniel Côté ne veut pas vendre la mèche alors que les détails seront présentés prochainement.

« Il y a un très bon potentiel. On va sortir les chiffres prochainement. Globalement, c’est concluant. Il y a un potentiel de désenclavement de l’île d’Anticosti, d’une boucle touristique et même ajouter des touristes », avance prudemment le maire.

La reconnaissance de l’île au patrimoine mondial de l’UNESCO offre un potentiel immense, mais il faut y accéder.

« Ce n’est pas en 2026 ou 2027 qu’on va voir une liaison maritime. C’est un projet de plus longue haleine. On y croit depuis longtemps, on rame dans le bon sens », dit-il.

Une étude de gouvernance faite en parallèle montre plusieurs options pour l’exploitation : privé, partenariat public-privé ou gérée par la Société des traversiers du Québec.

Les municipalités aimeraient être dans le coup.

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