Baisse du taux de taxe à Escuminac
ESCUMINAC – Le taux de taxes passe de 65 cents à 63 cents du 100 $ d’évaluation en 2026.
Le nouveau maire, ex-député de Bonaventure, Sylvain Roy, indique que le taux n’avait pas été revu malgré une forte croissance du rôle nouveau rôle d’évaluation foncière déposé l’an dernier.
« On a décidé de donner un signal comme nouvelle gouvernance et de faire en sorte que chaque sou investi sera judicieux. On va regarder toutes les postes de dépenses de la municipalité. On n’a pas de dette et on n’a pas grande chose. Il faudra faire du développement », explique-t-il mais avant de procéder, il veut étudier davantage des finances de la municipalité.
La facture de la collecte des matières résiduelles passera de 297 $ à 352 $.
« On n’a pas le choix. Ça fait en sorte que cette facture doit être refilée à la population. C’est un monopole et ce n’est pas fini car la facture du compostage s’en vient », prévient le maire.
Dans le Plan triennal d’immobilisation, le maire souhaite développer des infrastructures sportives.
« On n’a pas grand-chose. On veut investir à la halte routière pour moderniser les infrastructures. Des programmes de subventions seront mis à jour sous peu. On va essayer d’appliquer », évoque l’élu.
L’église de la municipalité étant fermée, le maire souhaite trouver une nouvelle vocation.
Amateur de chasse et pêche, M. Roy veut développer la pêche blanche dans la baie.
« Le récréofaunique, c’est important. On a des gens qui partent de Matane ou Chandler pour venir pêcher chez nous. Il faudra avoir un petit peu d’aide pour financer tout ça pour installer un kiosque et offrir des services sur place », évoque le maire.
« La pêche au bar rayé est fabuleuse et advenant la réouverture des bancs coquillés un jour, ça pourrait être intéressant », ajoute-t-il.
La halte routière pourrait être transformée en halte VR, avec une tarification, un endroit prisé depuis des années pour les véhicules récréatifs.
Le maire aimerait aussi rapprocher les pistes de VTT et de motoneige de la communauté pour bénéficier des retombées.
Sylvain Roy déplore la paperasse que Québec impose aux municipalités.
« La bureaucratisation de la gestion municipale est un problème et la multiplication des normes et règlements est un problème aussi. Ça implique d’embaucher des gens seulement que pour faire des redditions de compte, l’accès au financement. Tout est complexe. On a des étages de bureaucrates qui ne vivent que de ça, mais il faudra revenir à quelque chose de plus simple pour les petites municipalités qui n’ont pas toujours toutes les ressources professionnelles pour répondre aux exigeantes bureaucratiques de la fonction publique à Québec », affirme le nouveau maire.
Par