Fleuron de l’éolien, Plaquette de frein B.B. en faillite
GASPÉ – La perte de 45 % des ventes dans un marché qui fait face à une haute tension commerciale entre le Canada et les États-Unis a eu raison de Plaquettes de frein haute performance B.B de Gaspé qui a fait faillite le 3 novembre dernier.
Mais il y a de l’espoir pour une relance car des repreneurs seraient intéressés puisque l’entreprise a tout de même des contrats d’approvisionnement avec des clients en Europe.
L’entreprise connue aussi sous le nom commercial de Kuma Brakes se spécialise dans la conception et la fabrication de systèmes de freinage éolien et industriels.
Fleuron de l’industrie éolienne de Gaspé fondée en 2009, l’entreprise s’était taillée une place sur le marché international auprès d’exploitants de parcs et de manufacturiers par son innovation, son savoir-faire technique et son engagement envers la qualité.
Des particularités dans la conception de ses plaquettes de frein faisaient sa renommée à l’échelle mondiale.
Mais le protectionnisme américain pratiqué par le président Donald Trump a fait en sorte que les clients de l’entreprise au sud de la frontière canadienne ont choisi d’acheter les plaquettes dans leur marché domestique, donnant un sérieux croque en jambe à l’entreprise.
« Nous avons tout tenté pour préserver les emplois et maintenir nos activités à Gaspé. Cependant, la chute soudaine des commandes américaines a rendu la situation intenable, » a déclaré le président de l’entreprise par communiqué, Christian Babin, qui a décliné notre demande d’entrevue avant qu’elle ne soit rendue public.
Une fois contactée par Le Soir, l’entreprise a émis un communiqué par la suite.
Dans l’avis aux créanciers du syndic Mallette, il est noté que l’entreprise doit tout près de 2 millions $ à ses fournisseurs et banquiers.
Fondaction est le principal perdant dans la faillite avec 1,1 million $ en créance.
Développement économique Canada suit avec 430 000 $ et les Fonds régionaux de solidarité FTQ à 283 000 $.
À eux seuls, les créances totalisent un peu plus de 1,8 million $.
Les actifs ont été estimés à 440 000 $ par le syndic.
Le maire confiant
Le maire de Gaspé se désole de voir ce fleuron de l’industrie éolienne dans sa ville tomber au combat du protectionnisme américain.
Daniel Côté note qu’il s’agit d’un dossier privé, mais garde un contact étroit avec l’entreprise, souhaitant une relance.
« Du côté de la MRC, s’il y a un repreneur, il y a des programmes qui existent comme il y a des programmes provinciaux et fédéraux. Ce que je tiens à tout prix, c’est que l’expertise qu’on a développé à Gaspé continue de se développer ici. C’est une entreprise avec un grand potentiel », note l’élu.
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